Voir d'autres témoignages de naissance à l'Arche de Noé 

 

 

 

 

 

«  Tous les chemins mènent à la naissance »

 

Par Marie, Marc et Anouk SODOYEZ.

 

 

 

 

Chaleur, accueil, amitié, amour, tendresse, sourires… Tout cela nous l’avons découvert à « Arche de Noé ». les trois petites fées de la maison, Bénédicte, Evelyne et Marie-Christine, nous avaient préparés durant 9 mois, tant affectivement que physiquement, à l’arrivée de notre petite puce.  Neuf mois de bonheur, de découvertes et d’apprentissage sur cet instant magique. Neuf mois d’une grossesse parfaite.

 

Le terme théorique approchait et toujours pas de signes précurseurs….Pas grave, elle est au chaud !!

Durant la semaine qui suivi le terme, tous les remèdes de grand-mère y sont passés : la marche, la méthode italienne, les gouttes homéopathiques, tirer le lait, le bain chaud, un verre de vin, l’huile de ricin, … Rien n’y fit !  Petite puce restait toujours au chaud.

Sa maman n’avait qu’une volonté, la mettre au monde à l’Arche de Noé. L’hôpital n’était à envisager qu’en cas d’extrême urgence. Mais comme Béné nous l’avait dit : « A force d’être trop contre, on se retrouve tout contre »

 

A 41 semaines et 3/7, nous avons fait une échographie et un monitoring de routine à l’hôpital, pour avoir un avis médical. La sentence, cette épée de Damoclès tombe !!

Médicalement parlant, ne pouvant pas provoquer le WE et le lundi suivant nous aurions été à 42 semaines accomplie, on provoque vendredi !! Dans deux jours.

Juste pour raison médicale, nous n’avons plus 4jours, nous n’avons plus 2 jours, nous n’avons plus qu’un seul jour car le rendez-vous est fixé le lendemain soir à l’hôpital.

 

Tout s’effondre, le projet, nos espoirs, nos convictions…Le cœur de maman.

 

Sur le conseil de Marie-Christine, nous avons écrit notre projet de naissance pour l’hôpital , en espérant qu’ils essaient de ternir compte le plus possible de nos  choix.

Les heures qui précèdent notre départ nous servirent à réviser les différents conseils et techniques que nous avaient enseignés nos trois petites fées.

 

 

 

La valise est prête, le cœur serré nous partons pour l’hôpital.

Arrivée à la maternité, nous sommes accueilli chaleureusement par Chantal, la sage-femme de la nuit. Elle nous place dans une chambre d’accouchement plus spacieuse, car nous lui avons dit que nous venions de l’Arche. Le monitoring est installé et elle prend le temps de nous parler, de nous écouter et de dédramatiser  notre situation…Elle nous met en confiance.

Minuit,  nous rentrons dans notre chambre, maman devra se lever à 2.30 du matin pour commencer le travail avec le placement du comprimé à côté du col pour son mûrissement.

 

7.30, papa arrive, au grand bonheur de maman. Nous commençons les exercices d’haptonomie et d’hypnose. La sage-femme de la matinée s’appelle Caroline, elle aimerait que je sorte de moi-même et nous le souhaitons aussi de tout cœur.

Malgré tout vers 10.00, le col ne s’ouvre pas assez vite…. La poche est rompue, l’ocytocine est placée… Et maman prend mesure de la différence entre les contractions du début et celles qui arrivent. En concertation avec Caroline, elle demande la péridurale. Celle-ci fonctionnera à partir de midi, ce qui permettra à papa de manger et aussi à maman de se reposer aussi un peu… Malheureusement après deux heures, elle n’aura plus d’effet !!

Le volume d’ocytocine a triplé, les contractions sont synthétiques : rapprochées, rapides et directement à leur maximum. L’anesthésiste viendra trois fois pour réajuster le tir mais rien n’y fera. Maman est dépassée par la douleur. Elle ne parle plus mais fait tout son possible pour accepter cette douleur, encouragée par la présence et les murmures à son oreille de papa.

Caroline examine maman, elle voit ma tête et la montre à papa. Nous sommes à 9 cm, le champ chirurgical est placé, maman commence à pousser. A la demande du gynécologue, elle devra pousser en continu ( pour se dépêcher). Après 20 minutes , ma tête est passée puis tout mon corps et j’ai pu enfin voir maman et papa. Ce moment, je l’ai attendu 9 mois dans mon petit nid.

 

 

Si comme moi vous devez passez par l’hôpital pour accueillir votre bébé, n’ayez pas peur. Peut-être serez-vous comme moi désemparée, perdue, prise d’angoisse, débordant de larmes, sachez qu’à l’hôpital j’ai découvert d’autres choses que mes apriori.

J’ai d’abord rencontré un personnel compétent : des sages-femmes adorables, qui perçoivent la naissance comme à l’Arche de Noé. Et puis dans cette chambre d’accouchement il y avait tout le matériel nécessaire pour se préparer : un ballon, une baignoire, un siège d’accouchement et même une chaine-Hifi bien sûr si je regardais plus loin, je voyais le matériel médical. Mais cela n’avait plus d’importance. J’étais en confiance, bien entourée et comprise… pour mettre au monde mon bébé

 

Si vous devez donc prendre le même chemin que nous, allez-y le cœur léger en vous disant : « demain, sera le plus beau jours de ma vie, je verrai enfin mon bébé».

 

Ce n’est que le chemin qui est différent, mais l’aboutissement est toujours le même, toujours aussi beau….. Les yeux de votre enfant, vous regardant avec tout son amour.

 

Marc, Anouk et Marie ( dans l’ordre d’écriture).