Célia, cadeau du Ciel, nous avons désiré
t’accueillir à la MDN pour que tu sois au cœur de ta naissance et que nous
puissions accompagner ta traversée. Nous voulions également être à l’écoute de
mon corps et permettre à ton papa de participer activement.
Nous t’attendions et nous préparions à te
rencontrer au fil des rencontres avec Bénédicte, Evelyne
et Marie-Christine. Autant de moments privilégiés pour revenir à
l’essentiel… c’est-à-dire toi et ce, au-delà de tes mensurations et de celles
de mon utérus. Le suivi avec les sages-femmes a permis de construire les
réponses à nos questions et créer une équipe compétente qui se connaît et
s’apprécie en vue du travail le jour J. Ces rencontres nous ont mis en
confiance.
La date du terme approchait et nous étions de
plus en plus prêts à te serrer dans nos bras mais tu prenais ton temps au point
qu’il était prévu de te provoquer… Ce fut l’occasion ; notamment en
échangeant avec Bénédicte et Thérèse d’apprendre à peser le pour et le contre
et … lâcher prise par rapport à notre projet, pour se centrer sur le
meilleur pour toi. Mais finalement, tu as du entendre les mots d’amour que je
te murmurais et tu es arrivée un dimanche très ensoleillé, à ton rythme et en
douceur.
Ah ; quelle belle aventure comme le dit si
bien Bénédicte.
Ce 22 mai, nous avons atterri à la MDN très
sereins, forts de l’expérience de la naissance magnifique d’Evy trois ans plus
tôt. Nous nous réjouissions de recommencer avec Bénédicte.
Le travail était intense et rapide mais grâce à
la préparation avec Evelyne sur la gestion de la douleur, je gérais, blottie
dans les bras de Jean-Pol. Nous étions impatients de te tenir et attendions
enthousiaste l’arrivée d’Evelyne, seconde sage-femme, tout en se préparant à la
poussée…. Jusqu’à ce que les contractions s’arrêtent, que la fatigue de la
grossesse et des derniers préparatifs m’envahissent et qu’un rebord de col ne prolongent le travail durant 6 longues heures.
Benédicte et Jean-Pol, fidèles à eux-mêmes,
m’ont prodigués encouragements et soins tout au long de la journée… Bénédicte
m’a massée des heures tout en veillant à éliminer ce rebord de col avec doigté
et maîtrise. Jean-Pol a fourni calme, chaleur et tendresse. Ne montrant
rien de son inquiétude. J’ai pu ainsi aller chercher et accueillir les contractions
dans le respect du rythme de Célia… et du mien.
La douleur et la lassitude étaient présentes
mais le soutien et la confiance de mes coachs m’ont permis de me dépasser, de
savourer l’instant présent et d’être enfin prête à pousser. J’ai pu profiter
également des conseils judicieux d’Evelyne, revenue une seconde fois, pour
pousser encore et encore puisant l’énergie dans le corps à corps avec mes trois
accompagnateurs. C’est à bout de souffle et en hurlant que j’ai pu t’expulser
tout en caressant ta tête presque sortie.
En sentant ton corps sortir de moi, reposer sur
mon ventre reliées par le cordon, je mesurais que seule je n’y serais pas
arrivée, que l’accompagnement des sages-femmes et la force de ton père a permis
d’éviter forceps, ventouse et épisiotomie. Pour rien au monde je n’aurais voulu
être ailleurs. Jean-Pol et moi envahis de joie te regardions et puis il s’est
précipité pour annoncer ta venue au monde entier (ou presque).
Pendant ce temps nous savourions toi et moi un
peau-à-peau de 2 heures empreint de tes succions au sein et de tes pleurs
racontant ta naissance.
En partant Evelyne m’a dit de t’écouter
parce que tu es forte et que tout irait bien si j’allais doucement avec toi.
Ces paroles ainsi que la « positive attitude » de Bénédicte m’ont
guidée dans la découverte de cette seconde et merveilleuse maternité.
Accoucher en MDN, c’est bénéficier d’un
post-partum personnalisé durant plusieurs jours voire semaines. Merci à Thérèse
de nous avoir aidé à découvrir le mode d’emploi de nos filles.
Finalement, la MDN pour nous, c’est la manière
dont nous avons choisi d’accepter une part d’inconnue, de se (re)connecter à
bébé et à soi. C’est vivre au-delà de la souffrance la communion avec d’autres
femmes de part le monde tout en s’appropriant notre rôle de parents. Merci à
toutes les sages-femmes qui ont ouvert ces portes.